2021-2022

RAPPORT ANNUEL

ÉDITO

Un dialogue paritaire pour la planète,
pour la paix, pour la prospérité commune

Les relations politiques et économiques mondiales se polarisent en blocs hostiles. Outre les conflits armés et la géopolitique, c’est aussi le partage de la valeur, des emplois et du pouvoir dans les grandes chaînes d’approvisionnement énergétiques, industrielles ou alimentaires qui est reconfiguré par des tendances clés : le numérique et la robotisation, mais aussi les engagements de décarbonation profonde que soutient la baisse rapide du coût des énergies renouvelables, et enfin les affirmations diverses de volontés de découplage ou de relocalisation, au nom de la résilience, de la sécurité et de la souveraineté, face à la succession des crises, de la pandémie à l’invasion russe de l’Ukraine.

Les pays qui se sont déclarés non alignés dans la guerre russe en Ukraine sont aussi ceux qui craignent que ces recompositions, notamment celles qui sont opérées intentionnellement en faveur du développement durable, ne les relèguent à nouveau dans un rôle d’économies extractives, pourvoyeuses seulement de matières premières. Pour ne pas être écrasée dans la rivalité entre États-Unis, Chine et Russie, l’Union européenne a un intérêt stratégique, mais aussi économique, à faire de ces pays des partenaires à parité, en partageant avec eux la valeur, les emplois et le pouvoir de décider. Cela suppose de reconstruire une confiance durement mise à mal notamment par la différence abyssale entre l’abondance des moyens financiers déployés par les pays européens pour leur propre relance, et la difficulté à mobiliser ne serait-ce que les 100 milliards annuels promis pour financer le climat. C’est une véritable révolution qui doit avoir lieu, et elle n’a que timidement émergé avec le Sommet Europe-Afrique de février 2022.

L’Iddri et ses partenaires en Amérique latine, Afrique et Asie ont déjà expérimenté depuis plusieurs années des formes de dialogue qui partent autant des besoins des pays en développement que de ceux des pays développés. Un accent particulier a été mis en 2021 pour contribuer de manière renforcée à ces dialogues à égalité : parité dans la mise à l’agenda et les priorités données aux enjeux sociaux et environnementaux, parité dans l’expression des questions critiques que les dialogues plus politiques ne parviennent pas à traiter sans blocage.

Assurer les conditions d’un dialogue entre pairs est une ressource stratégique, et c’est un élément structurant pour la gouvernance de notre planète, de notre prospérité commune, et de la paix, pour au moins la décennie qui vient.

Sébastien Treyer, directeur général de l’Iddri

2021-2022

RAPPORT ANNUEL

COP 26 Un Glasgow mezzo forte

À deux ans du Bilan mondial des politiques menées pour lutter contre le changement climatique prévu par l’Accord de Paris, la COP de Glasgow, si elle permet d’engranger plusieurs avancées concrètes et financées, n’a pas permis d’étoffer le moment de forte pression politique que doit constituer ce Bilan, en 2023. Et si les règles d’application de l’Accord de Paris sont maintenant toutes en place, cette COP a été principalement centrée sur la décarbonation, au détriment des questions d’adaptation et de financement, et la solidarité internationale fait encore défaut.

Dans la préparation de ce rendez-vous politique majeur, l’Iddri a émis des propositions concrètes :

  • Intégrité environnementale : l’Iddri souligne le rôle central de la biodiversité pour l’atteinte de la neutralité carbone, les risques, notamment en termes d’utilisation des terres, du déploiement à grande échelle de solutions de captage et stockage du carbone, et formule des propositions pour que les efforts d’atténuation du changement climatique ne se fassent pas au détriment de la biodiversité.
    → À la COP : les dirigeants prennent des engagements sur les forêts et l’utilisation des terres, de façon jusque-là inédite dans une décision de COP
  • Industrie : l’Iddri organise des dialogues internationaux sur la décarbonation sectorielle, notamment avec l’Indonésie et l’Inde, mais aussi entre l’Union européenne et l’Afrique du Sud pour enclencher la décarbonation de l’acier.
    → À la COP : engagement vers la neutralité carbone de l’Inde (pour 2070) et de l’Indonésie (2060); la nouvelle ambition climatique de l’Afrique du Sud, appuyée par l’approbation du secteur privé qui s’engage pour une industrialisation verte, a facilité un partenariat pour une transition énergétique juste entre l’Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis, afin de financer à hauteur de 8,5 Mds$ la transition de l’Afrique du Sud du charbon vers une économie énergétique propre.
  • Adaptation : la Commission européenne lance une collaboration avec Adaptation sans frontières, partenariat mondial dont l’Iddri est membre, centré sur la résilience face aux risques climatiques futurs.
    → À la COP : l’Iddri co-organise un événement de lancement en présence du vice-président de la Commission Frans Timmermans et de la ministre espagnole Teresa Ribera, ancienne directrice de l’Iddri.
  • Stratégies de long terme : depuis 2013, les 40 partenaires de l’initiative DDP montrent que les stratégies de décarbonation profonde de long terme sont un élément majeur de réussite, pour éclairer les choix politiques et d’investissement à court terme.
    À la COP : l’invitation des pays à soumettre des stratégies de développement à faibles émissions à long terme (LT-LEDS) est étendue par le Pacte de Glasgow au-delà de 2020.
Lola Vallejo à C dans l’air sur France 5
novembre 2021
Initiative Adaptation Without Borders
Frans Timmermans - Teresa Ribera
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COP 15 De report en report, ne pas lâcher la barre

Comment faire aboutir les négociations sur la protection de la biodiversité, affaiblies politiquement par la crise pandémique ?

Après de nombreux reports liés à la crise de la Covid-19, les négociations préparatoires dans le cadre de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique ont pu reprendre formellement, et la négociation finale, maintenant annoncée pour Montréal (siège de la CDB) est toujours prévue pour 2022. Sans se laisser dépasser par les soubresauts du calendrier, l’Iddri continue de collaborer, en tant que think tank indépendant, avec le co-président de la négociation, Basile van Havre.

Au plus près des négociateurs : pour un résultat le plus ambitieux possible, l’Iddri éclaire les sujets clés de la négociation, et organise des dialogues informels pour aider à faire avancer les positions. En 2021, l’Iddri a notamment formulé des propositions concernant deux éléments clés de l’accord :

  • sur le système de responsabilité et transparence, qui doit garantir un suivi concret des engagements des États ;
  • sur la prise en compte des enjeux de biodiversité par les autres arènes sectorielles (agriculture, chimie, etc.), sources des plus grandes pressions sur la biodiversité.

Information : en France, l’Iddri poursuit sa mission de partage d’informations avec les acteurs concernés, sur le déroulement des négociations : les 6e et 7e sessions de la Plateforme biodiversité se sont déroulées ces derniers mois.

Plateforme Biodiversité
Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po,
7e réunion de la Plateforme Biodiversité (04/22)
7e réunion de la Plateforme Biodiversité
S. Treyer, Iddri, B. Van Havre, CDB, S. Lemmet, ambassadrice déléguée à l'Environnement, et V. Andrieux, WWF France
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Haute mer La négociation sort des abysses

Les négociations sur la haute mer reprennent en mars 2022, avec une session de discussions au siège des Nations unies à New York. L’objectif est toujours de parvenir à un traité international destiné à protéger la biodiversité dans l’océan au-delà des juridictions nationales, zone qui représente les 2/3 des océans.

La haute mer devient le théâtre d’activités humaines dont il convient de réguler la compétition et de limiter l’impact sur l’environnement marin. Les discussions devraient aboutir en 2022, avec une nouvelle session de discussion en août. Dans cette arène onusienne, comme pour le climat ou la biodiversité, l’Iddri travaille au plus près des discussions.

Priorités d’intervention auprès des négociateurs :

  • leur apporter des propositions réalistes et robustes pour améliorer le contenu du texte, notamment sur le processus de création d’aires marines protégées en haute mer, leur surveillance et leur gouvernance ;
  • les mécanismes de mise en œuvre et de conformité, pour être efficaces, gagneraient à être étayés par des dispositions explicites du traité, établissant un comité dédié. L’Iddri fait des propositions pour une approche collaborative, transparente et non conflictuelle, et pour un calendrier de déploiement.

Porter le sujet vers les médias :

  • l’Iddri reste auprès de la presse une source de compréhension, décryptage et analyse unique en France, et atteint même désormais la presse bruxelloise.
«28 Minutes» sur Arte, février 2022
Sébastien Treyer, directeur de l’Iddri
«Vers une meilleure gestion des ressources
marines de l'Afrique de l'Ouest»
L'Iddri, Ecotrust Canada, Stop Illegal Fishing et le CPCO
réunis lors du webinaire du 21/11/21
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Conférence des 20 ans de l’Iddri

Quelle gouvernance planétaire pour une relance durable?
Inventer un multilatéralisme nouvelle génération

Malgré la crise sanitaire qui a saisi la planète en 2020, malgré des tensions géopolitiques qui perturbent voire modifient structurellement le contexte d’intervention, l’Iddri continue de penser l’avenir en essayant d’anticiper, d’éclairer, de chercher, de convaincre qu’il peut y avoir un chemin de développement à la fois protecteur de la planète et réducteur des inégalités sociales. Est-il encore possible de se mettre autour d’une table et d’aborder ensemble ces questions, à l’échelle des cinq continents ? C’est ce que nous avons réussi, comme célébration de notre anniversaire, en organisant une conférence internationale de haut niveau, sur trois jours, en octobre 2021.

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« Quelle gouvernance planétaire pour une relance durable ?
Inventer un multilatéralisme nouvelle génération »

Gouvernance mondiale pour une relance durable :
sommes-nous prêts pour un multilatéralisme nouvelle génération ?

RELANCE POST-COVID Faire entendre la voix de l’Afrique

Une série d’événements importants (Sommet Finance in Common sur le rôle des banques publiques de développement, G20 italien, sommet Afrique-Europe) contribue à faire de 2021 une année cruciale pour la mise en œuvre de l’agenda mondial de développement durable. Y faire entendre la voix des pays en développement est un défi, en raison de priorités politiques différentes et souvent concurrentes. L’Iddri poursuit son objectif de renforcer la pertinence des politiques de développement via des synergies entre les pays du Nord et du Sud, afin de faire de la relance durable une priorité partagée, en tirant les leçons des dynamiques impulsées, mais aussi des freins identifiés.

  • Aligner les financements sur les ODD : à l’occasion de la deuxième édition du Sommet Finance in Common, l’Iddri propose, pour contribuer au débat sur l’alignement sur l’Agenda 2030, et en collaboration avec ses collègues du European Think Tanks Group (ETTG), des solutions pratiques pour que les banques publiques de développement intègrent les ODD dans leurs activités et investissements actuels et futurs.
    plus de 500 BPD se disent prêtes à transformer les engagements en mesures fortes vers des transformations durables alignées sur les ODD.
  • Faire émerger une vision commune Afrique – Europe : sur le volet de l’action extérieure de l’UE (voir ci-dessous le chapitre PFUE), l’Iddri lance en 2021 la Plateforme Ukama, qui réunit des experts africains et européens afin de faciliter l’émergence d’attentes politiques communes en matière de climat, de développement durable, de transformation économique et de coopération internationale.

PFUE Soutenir la mise en application du Pacte vert européen

La Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE) arrive à un moment charnière pour le Pacte vert, à mi-mandat de la Commission et du Parlement européens.

Parmi les débats que la Présidence doit organiser pour faire émerger des compromis entre États membres, le paquet législatif « Fit for 55 », qui organise la mise en œuvre de la réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre adoptée par les 27, est particulièrement important.

L’Iddri propose des idées à différentes échelles.

  • Protéger les entreprises soumises aux ETS : l’Iddri publie un résumé pour décideurs au sein du Green Trade Network (GTN) faisant des propositions pour que le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF, CBAM en anglais) soit solide et ambitieux.
  • Anticiper les conséquences sociales : l’Iddri publie une étude sur l’impact redistributif qu’auraient, pour la population française, des mesures telles que la baisse des taxes sur l’électricité, l’établissement d’un prix du carbone pour les bâtiments et le transport routier, ou encore la mise en place d’une politique «pollueur-payeur» sur les énergies fossiles.
  • Énergie : alors que l’hydrogène paraît représenter une partie de la solution pour décarboner l’économie européenne, l’Iddri produit plusieurs analyses pour mieux définir les conditions d’usage possibles d’un hydrogène décarboné, ainsi que des recommandations concernant les infrastructures gazières.

Quand on parle de multilatéralisme, ce qui manque, c’est la notion de justice. Il y a un historique post-colonial : solidarité ne veut pas dire charité pour ceux qui souffrent. On a désespérément besoin de justice."

Adelle Thomas, directrice du Centre de recherche sur l'adaptation et la résilience au changement climatique, Université des Bahamas

Voir la conférence sur le multilatéralisme nouvelle génération ( 20 ans de l’Iddri), Octobre 2021

Ukraine Des mesures d’urgence pour l’énergie et l’agriculture

En février, l’invasion de l’Ukraine par la Russie provoque, comme effet collatéral, une aggravation de la crise des prix des énergies fossiles, dont l’embargo est à l’étude dans les pays occidentaux, et des prix des ressources céréalières et oléoprotéagineuses, telles que le blé, le maïs ou l’huile de tournesol. Parallèlement, des voix en profitent pour remettre en cause les engagements verts dont l’Europe se dote avec le Pacte vert, au motif que la solution urgente serait d’augmenter la production agricole en Europe afin de nourrir le monde. L’Iddri, au contraire, avec d’autres acteurs, monte au créneau, par des travaux nouveaux et via les médias, pour montrer que les solutions de court terme ne doivent pas obérer la transition, qu’il convient au contraire de soutenir, si ce n’est d’accélérer.

  • Sur le volet agricole : l’Iddri défend la stratégie «De la fourche à la fourchette (Farm to Fork)» de l’UE, qui a pour objectif de faire de l’Europe le pionnier mondial d’un système alimentaire positif pour le climat, la biodiversité et la santé, et qui est également la plus à même de renforcer la résilience du système alimentaire européen et sa contribution aux équilibres alimentaires mondiaux.
  • Sur le volet énergétique : la pertinence et l’opportunité de l’agenda de décarbonation européen, dont la boussole est l’engagement pour la neutralité climat en 2050, sont confirmées. L’Iddri montre que la sortie des énergies fossiles implique pour l’UE de faire sa part pour lutter contre le changement climatique et dans le même temps de s’affranchir de dépendances délétères en période de crise.

Agriculture et alimentation Outiller solidement la transition

À l’occasion de la crise des prix et même, dans certains pays, de l’accès à l’alimentation, le Pacte vert européen est attaqué par ses détracteurs qui espèrent en profiter pour échapper à la mise en place de mesures environnementales accrues.

L’Iddri prend toute sa place dans le débat sur le futur – notamment de court terme – de l’agriculture européenne, en s’appuyant sur les résultats scientifiques de son scénario pour une Europe agroécologique, TYFA, qui, sorti en 2018, conforte sa position non seulement crédible, mais de plus en plus désirable. Un livre retraçant ce scénario, Demain, une Europe agroécologique,  paru en septembre 2021 chez Actes Sud, permet de sortir du débat d’experts de la prospective.

  • Climat et biodiversité : l’Iddri éclaire la question du carbon farming, la rétribution des agriculteurs pour le carbone capté, en proposant un système qui favoriserait simultanément l’atténuation du réchauffement climat et soutiendrait les autres objectifs définis par les stratégies De la fourche à la fourchette et Biodiversité.
  • Dans les assiettes : des études menées par l’équipe travaillant sur le changement des modes de vie et celle travaillant sur l’agriculture européenne montrent comment un affichage environnemental des produits alimentaires efficace pourrait être retenu par les autorités. Des travaux sur les personnes socialement fragiles indiquent qu’il est possible de définir des régimes alimentaires durables qui incluent leurs capacités, représentations et aspirations, question dont l’action publique doit se saisir.

La biodiversité est évidemment un objet d'abord environnemental, mais c'est aussi un objet de sciences sociales, de politique internationale, un objet sociologique.

Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po

Voir la réunion de la Plateforme Biodiversité, Avril 2022

Élections en France Pour une transition plus démocratique

Dans les dernières semaines du processus électoral présidentiel, l’idée de planifier les investissements écologiques crève l’écran. L’Iddri y ajoute une réflexion sur l’état de crise de la démocratie, en expliquant le lien entre ces deux questions.

  • Planifier : fort de sa légitimité sur les questions de gouvernance, l’Iddri intervient pour proposer une structure institutionnelle, au niveau de l’État, propre à soutenir la mise en œuvre de la transition écologique, que plusieurs candidats à la présidentielle promettent. La planification du XXIe siècle,  écologique nécessairement, est détaillée dans une Note.
  • Démocratiser : parallèlement, la nécessité d’inclure davantage les citoyens dans la prise de décision aux côtés des pouvoirs législatif et exécutif amène l’Iddri à proposer une méthode pour rénover les institutions représentatives et renouveler la démocratie en crise, dans un dialogue en ping-pong avec d’autres think tanks.
  • Soutenir : le besoin de répondre à l’urgence sociale face à la crise des prix de l’énergie ne fait pas débat. Mais l’Iddri souligne que, pour être efficaces, ces mesures doivent être ciblées sur les populations les plus vulnérables et surtout aller de pair avec un renforcement des politiques climatiques.
  • Rénover : alors que les mécanismes de soutien à la rénovation énergétique des bâtiments montent en puissance, l’Iddri publie avec l’Ademe les résultats d’un travail de coordination de 2 ans : une plateforme d’experts propose ses priorités pour le quinquennat. Ce sujet est l’un des plus porteurs pour la visibilité de l’Iddri en France.
Lola Vallejo
BBC News - 24/04/22
Crise des prix des énergies
Andreas Rüdinger - La Tribune - 07 Févr 2022
Crise démocratique et écologique
Khalil Elouardighi et Sébastien Treyer, Terra Nova (23/05/22)
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Je ne peux que vous recommander de lire les nombreuses publications de l’Iddri, en particulier celle sur le bilan à tirer de la COP26, qui ont nourri mes réflexions de retour de Glasgow. En 2021, l’IDDRI a vingt ans. Les différentes parties prenantes – science, pouvoirs publics, entreprises, société civile – réunies dans ses organes de gouvernance forment son originalité et sa force au sein du paysage des think tanks. #Fière qu’EDF en soit un des membres fondateurs.

Carine de Boissezon, directrice du Développement durable, EDF

Budget

Les comptes 2021, certifiés par des Commissaires aux comptes et approuvés par le Conseil d’administration de la Fondation, se sont établis à 4,8 millions d’euros en intégrant le coût du personnel mis à disposition (MAD).

Financements

L’Iddri a bénéficié du soutien de ses partenaires privilégiés qui ont renouvelé leur financement annuel. Par ailleurs, outre la poursuite des financements pluriannuels, l’Iddri a continué à lever des fonds auprès de nombreux financeurs tels que détaillés ci-après afin de mettre en oeuvre sa programmation approuvée par le Conseil d’administration. (voir la section « Partenaires financiers »)

(1) dont 45% non affectés, y.c. MAD

Dépenses

Les dépenses de l’Iddri, comprenant les financements reversés aux partenaires (soit un budget total de 5,7k millions d’euros) sont réparties entre : les programmes de recherche et d’intervention ; la communication et l’appui à la mise en œuvre des stratégies d’impact (valorisation des publications, relations média, web, réseaux sociaux, etc.) ; les fonctions transversales dont la direction, les charges de structures et de fonctionnement, comme présenté dans le graphique.

Gouvernance

Conseil d'administration de l'Iddri (03/22)

Le Conseil d’administration de l’Iddri, organe de décision, est appuyé par un Conseil scientifique pluridisciplinaire, qui assure une veille des questions scientifiques émergentes et aide à identifier les nouveaux axes de recherche, et par un Conseil d’orientation stratégique, qui réunit des représentants des différentes parties prenantes pour veiller à la pertinence de la programmation et des modalités d’intervention de l’institut. L’Iddri étant une fondation reconnue d’utilité publique, son Conseil d’administration délibère sous la surveillance d‘un Commissaire du gouvernement désigné par le ministère de l’Intérieur qui veille au respect de ce statut. Découvrir les membres de nos trois conseils.

Partenaires financiers

Le modèle financier de l’Iddri repose de manière centrale sur le soutien en financements non fléchés (ou core funding), qui constituent une garantie de notre indépendance intellectuelle, ou en nature de ses membres fondateurs et partenaires de long terme.

Partenaires de recherche

Les capacités de recherche et d’intervention de l’Iddri reposent non seulement sur une équipe pluridisciplinaire, mais aussi sur un large réseau de partenaires scientifiques, d’expertise et d’influence en France, en Europe et à l’international.

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Un réseau de plus de 125 partenaires scientifiques à travers le monde

CEPAL, Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes de l’ONU | CPPS, Commission Permanente du Pacifique Sud de l’ONU | FGSD, Friends of Governance for Sustainable Development, coalition coordonnée par les gouvernements allemand, marocain, nigérian, sud-coréen et roumain | ITF-OCDE, Forum international du transport de l’OCDE | OCP, Ocean and Climate Platform | ONU Environnement, Secrétariat de la Convention d’Abidjan et Secrétariat de la Convention de Nairobi | PPMC, Paris Process on Mobility and Climate | PRCM, Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (Mauritanie, Cap Vert, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée, Sierra Leone) | UICN, Union internationale pour la conservation de la nature | WBCSD, World Business Council For Sustainable Development | WWF, Fonds mondial pour la nature.

Equipe

Les chercheurs de l’Iddri enseignent dans de nombreux Masters, notamment à l’École des affaires publiques et à l’École des affaires internationales de Sciences Po. L’Iddri a accueilli dix stagiaires en 2021-2022.

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chercheurs Iddri
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